Mathilde et Lucas se retrouvent dans la chambre, le souffle déjà court. Elle l’embrasse avec avidité tandis que ses mains descendent le long de son torse, écartent son pantalon et saisissent son sexe déjà dur. Lucas grogne contre sa bouche et glisse une main sous la robe de Mathilde, caresse l’intérieur de ses cuisses, trouve ses lèvres gonflées et les écarte d’un doigt. Elle se cambre, pousse les hanches contre sa paume et gémit quand il enfonce deux doigts en elle, va et vient lentement pour l’ouvrir.
Mathilde veut plus. Elle attrape la main de Lucas, la guide plus bas, presse ses doigts serrés contre son entrée. Il comprend aussitôt : il resserre ses doigts, les fait tourner, les enfonce jusqu’à la dernière phalange. Sa main tout entière s’enfonce peu à peu, centimètre après centimètre, tandis que Mathilde halète, le front contre le sien. Elle sent chaque articulation, chaque articulation qui la force à s’ouvrir davantage, jusqu’à ce que le poignet franchisse le dernier cercle de résistance et que la paume entière soit prise.
Lucas la regarde droit dans les yeux, la main immobile un instant, attendant qu’elle respire. Elle hoche la tête, le regard brillant de désir. Il commence alors à bouger, très doucement, un mouvement de rotation qui fait trembler les cuisses de Mathilde. Son poing pivote, recule à peine, revient plus profond, et chaque fois elle pousse un cri rauque, le corps tendu, les muscles internes serrés autour de son avant-bras. Le lien jouets intimes qu’elle avait commandé la veille gît encore sur la table de nuit, oublié au profit de cette main vivante qui la remplit si complètement.
Elle se redresse à genoux sur le lit, prend appui sur les épaules de Lucas et se laisse glisser plus bas encore, jusqu’à ce que son poing soit entièrement à l’intérieur. Le rythme s’accélère. Lucas sent les contractions puissantes autour de ses doigts, les vagues de plaisir qui parcourent le ventre de Mathilde à chaque mouvement. Elle gémit plus fort, le corps secoué de tremblements, les mains agrippées à ses bras tandis qu’elle se fait prendre entièrement, offerte et consentante, jusqu’à ce que l’orgasme la submerge dans un cri long et déchiré.
Mathilde le regarde encore, les yeux mi-clos, et sans un mot elle bascule lentement en arrière, s’allonge sur les draps froissés. Ses cuisses s’écartent d’elles-mêmes, offertes. Lucas retire sa main avec précaution, la paume luisante, puis la replace aussitôt contre son intimité chaude et dilatée. Elle ne détourne pas le regard ; ses hanches s’arquent, cherchant la pression plus forte.
Il trace du bout des doigts le contour de son entrée, joue avec la chair gonflée, l’étire légèrement, la relâche. Chaque fois qu’il écarte ses doigts, Mathilde pousse un petit gémissement rauque et presse son ventre vers le bas, impatiente. Lucas sourit à peine, glisse deux doigts à l’intérieur, puis trois, les écarte en ciseaux pour la sentir s’ouvrir davantage autour de lui. Son autre main remonte le long du ventre, caresse un sein, pince le téton durci.
— Encore, murmure-t-elle, la voix déjà brisée.
Il resserre les doigts, forme de nouveau le poing, et le présente contre elle. La pénétration est plus aisée cette fois ; le poing glisse, la chair se tend puis cède, et la main tout entière disparaît dans un long glissement humide. Mathilde pousse un cri sourd, la tête renversée, les doigts crispés dans les draps. Lucas la laisse s’habituer, le poing parfaitement immobile, la chaleur qui l’enserre presque douloureuse tant elle est intense.
Il commence à bouger lentement, un mouvement de rotation contrôlé, puis un léger va-et-vient qui fait trembler les cuisses de Mathilde. Ses yeux ne quittent plus son visage : chaque contraction, chaque frisson, chaque halètement lui indique comment approfondir, comment tourner le poignet pour lui arracher ces gémissements profonds qu’elle ne peut plus retenir. Il retire presque entièrement le poing, jusqu’à la dernière phalange, puis le replonge d’un seul coup plus profond, jusqu’au poignet. Mathilde se cambre violemment, les seins tendus vers le plafond, la bouche ouverte sur un cri silencieux.
Lucas accélère le rythme, ses avant-bras brillants de sueur et d’elle. Il alterne les mouvements : rotation, poussée, retrait partiel, nouvelle pénétration plus large. Mathilde gémit sans discontinuer, le corps parcouru de soubresauts, les cuisses tremblantes. Ses mains cherchent sa nuque, l’attirent plus près, cherchent sa bouche pour l’embrasser tandis qu’il la remplit tout entière. Le lien intime oublié sur la table de nuit roule par terre ; ils n’y pensent même plus.
Lucas sent les muscles internes se resserrer autour de son poing, les spasmes annonciateurs. Il resserre les doigts à l’intérieur d’elle, augmente la pression, la regarde jouir d’abord sans crier, la bouche ouverte, le regard perdu, puis dans un long râle qui lui déchire la gorge. Son corps se soulève tout entier, secoué, offert, les hanches qui cherchent encore plus, jusqu’à ce que l’orgasme la submerge à nouveau, plus fort, plus long, les ongles plantés dans ses épaules.
Il la maintient ainsi, le poing toujours enfoui au plus profond, tandis que les dernières vagues la traversent. Mathilde respire en sanglots de plaisir, le front contre le sien, offerte et consentante, prête à recommencer dès qu’il le décidera.
Lucas retire son poing, lentement, les doigts repliés, la main ruisselante de la moiteur de Mathilde. Il la retourne sur le ventre, la fait se mettre à quatre pattes, et lui écarte les cuisses d’un genou. Elle gémit d’impatience, le dos cambré, les hanches qui cherchent déjà. Il replonge ses quatre doigts, les enfonce jusqu’à la paume, les ouvre en éventail pour étirer la chair qui résiste puis cède. Mathilde pousse un cri rauque, le visage écrasé dans l’oreiller, les doigts crispés dans les draps. Lucas resserre la main, forme le poing, et le fait tourner en profondeur, chaque articulation faisant vibrer le muscle autour de lui.
— Plus profond, halète-t-elle, la voix brisée. Plus fort.
Il obéit. Il enfonce son avant-bras jusqu’au poignet, retire presque entièrement, et replonge d’un seul coup, plus vite. Le rythme devient brutal, régulier, chaque poussée fait claquer la chair, chaque retrait aspire un gémissement plus long. Mathilde se cambre violemment, ses fesses qui tremblent à chaque impact, ses cuisses qui s’écartent toujours plus pour l’accueillir. Lucas sent les contractions qui commencent, le muscle qui se resserre autour de son poing comme une main. Il resserre les doigts à l’intérieur, augmente la pression, et accélère encore.
Mathilde jouit sans prévenir : un hurlement étranglé, le corps qui se soulève tout entier, les hanches qui se plantent en arrière pour absorber chaque centimètre de plus. Lucas ne s’arrête pas. Il maintient le mouvement, le poing qui tourne et qui pousse, exploitant chaque spasme pour aller plus profond. Elle jouit encore, une deuxième fois, le corps secoué de soubresauts, la bouche ouverte sur un cri continu, la salive qui perle au coin des lèvres. Ses cuisses se dérobent, mais Lucas la maintient en place d’une main sur la hanche, le poing toujours enfoui, les avant-bras ruisselants.
Il la retourne sur le dos, lui écarte les jambes en grand, et la regarde. Ses yeux sont brillants, sa respiration saccadée. Il présente de nouveau le poing, l’enfonce d’un seul mouvement jusqu’au poignet. Mathilde gémit, les mains qui cherchent ses poignets, qui s’y agrippent. Il recommence le va-et-vient rapide, profond, la chair qui claque à chaque retrait, la moiteur qui coule le long de ses avant-bras. Elle jouit une troisième fois, le corps tendu en arc, les ongles qui s’enfoncent dans ses bras, le cri qui se transforme en râle prolongé. Lucas la regarde, le regard fixe, et ne s’arrête qu’à l’instant où elle retombe, tremblante, offerte, la poitrine qui se soulève à chaque respiration.

