Alice et Théo avaient réservé le spa privatisé pour la journée. À peine la porte close, Alice glissa sa main dans le short de son compagnon et trouva son sexe déjà dur.
« J’ai envie de te toucher là où tu ne t’avoues jamais », murmura-t-elle en pressant doucement le périnée de Théo à travers le tissu. Il frémit.
Elle fit glisser le short, exposa son sexe et ses bourses tendues, puis contourna pour poser ses doigts sur la peau lisse entre ses fesses. « Allonge-toi sur la serviette, je veux te dilater doucement, sentir ta prostate sous mes doigts. »
Théo obéit, les jambes légèrement écartées. Alice lubrifia ses doigts, enfonça le médium sans hâte, chercha cette petite zone bombée et, dès qu’elle la trouva, pressa avec précision. Un filet de pré-sperme perla au bout du gland de Théo.
« Tu vas jouir seulement par là aujourd’hui », annonça-t-elle en massant la prostate avec des petits cercles lents. Chaque pression faisait contracter le canal de Théo, son sexe tressauter sans être touché. Alice ajouta un second doigt, l’écarta, appuya plus fort ; Théo gémit, les hanches se soulevant malgré lui.
Elle se pencha, souffla contre son oreille : « On va découvrir jusqu’où je peux te faire couler sans te caresser ailleurs. » Ses doigts continuaient leur va-et-vient ciblé, exploitant chaque contraction pour masser plus profondément la glande sensible.
Théo haletait, déjà au bord du plaisir pur, prostate stimulée sans répit. Alice sourit et retira ses doigts juste assez pour que le besoin reste aigu. « Ce n’est que le début », promit-elle en sortant un sextoy de prostate de son sac.
Alice fit courir le sextoy lubrifié le long de la raie de Théo, l’arrêtant à l’entrée serrée qu’elle venait d’ouvrir. Elle le maintint là, faisant tourner la pointe en pressant sans forcer, jusqu’à ce que le muscle se relâche d’acceptation. Théo gémit quand l’objet glissa à l’intérieur, épousant la courbe de la prostate dès les premiers centimètres.
— Respire avec moi, lui souffla-t-elle en calant sa poitrine contre son dos. Chaque inspiration, je vais appuyer un peu plus. Chaque expiration, je vais tourner. On va te faire couler sans rien toucher d’autre.
Le sextoy s’enfonça d’un coup sec et précis. Dès qu’il toucha la glande, Théo sentit une vague chaude irradier jusque dans ses cuisses. Alice activa le mode pulsation lente : deux secondes d’appui ferme, une seconde de relâche. Le gland de Théo se contracta à chaque pulsation, une perle claire apparaissant, puis une autre, jusqu’à ce qu’un mince filet coule continuellement sur la serviette.
Elle se déplaça pour s’agenouiller entre ses cuisses écartées. D’une main elle maintenait le sextoy en place, de l’autre elle caressait les bourses tendues de Théo, les soupesant, les pinçant légèrement pour amplifier chaque contraction de la prostate. Le contraste entre la caresse externe et la pression interne rendait Théo fou : il cherchait à se frotter contre la serviette, mais Alice immobilisa ses hanches d’une main ferme.
— Tu ne bouges pas. Tu prends. Tu vas voir ce que ça fait quand je change de rythme.
Elle monta d’un cran. Le sextoy vibra plus fort, directement contre la zone bombée. Théo sentit sa verge se tendre à l’extrême, durcir encore, et pourtant aucune main ne le touchait. Un spasme profond lui vrilla le ventre ; un long filet de sperme clair jaillit sans avertissement, coula le long de sa hampe sans qu’il ait joui pleinement. Alice sourit, ravie du résultat.
— C’est ça que j’aime, murmura-t-elle en lui mordillant l’oreille. Te voir couler rien que parce que je t’ai trouvé là-dedans. Et on n’a pas fini.
Elle retira le sextoy, le remplaça aussitôt par deux doigts qu’elle croisa pour étirer le passage, massant avec une insistance plus lourde. Théo trembla. Ses cuisses s’écartèrent plus largement, son sexe palpitait au vide, et Alice savait que le vrai orgasme prostatique n’était plus qu’à quelques pressions précises.
Alice resserra sa prise sur les hanches de Théo et croisa ses doigts plus profondément, les tournant d’un seul geste précis pour plaquer sa prostate contre la paroi avant. Théo hoqueta, la nuque cambrée, un filet épais de liquide clair jaillissant aussitôt du gland sans que sa verge soit touchée. Chaque contraction de sa glande renvoyait une nouvelle giclée, plus abondante, qui maculait la serviette et coulait le long de sa hampe.
— C’est ça, vide-toi pour moi, souffla-t-elle en pressant plus fort, en cercles lourds. Elle sentait la glande gonfler sous ses doigts, dure, sensible, palpitant au rythme de chaque poussée. Théo gémit plus haut quand elle écarta ses doigts écartés en ciseaux, étirant l’anneau pour mieux le frotter de l’intérieur. Ses testicules se contractaient à vide, sans contact, et son sexe continuait de suinter en longues coulées régulières.
Alice accéléra : trois doigts maintenant, profondément enfoncés, martelant la prostate avec des va-et-vient courts et fermes. Théo cria, le ventre se creusant sous la vague. Un flot plus épais, presque laiteux, jaillit soudain sans spasme du gland, coula en continu sur la serviette. Ses cuisses tremblaient, écartées au maximum, et chaque pression lui arrachait une nouvelle giclée, plus épaisse, plus chaude.
— Encore, ordonna-t-elle en plantant ses doigts jusqu’à la dernière phalange, les faisant vibrer contre la glande. Théo se raidit tout entier, le souffle coupé, et un orgasme pur, profond, sans éjaculation traditionnelle, le traversa : sa prostate se contracta violemment autour de ses doigts, son sexe se tordit dans le vide et un dernier jet épais jaillit, plus long, presque continu. Il resta secoué de soubresauts muets, la prostate encore sous pression, vidée, sensible, tandis qu’Alice maintenait ses doigts immobiles, sentant les derniers spasmes s’apaiser autour d’eux.
Elle retira ses doigts lentement, laissant l’orifice palpitant et vide, et regarda le sperme clair et épais qui maculait tout le bas-ventre de Théo. Il haletait encore, le corps détendu, entièrement passé par elle.
Alice lui fit rouler sur le dos et s’installa à califourchon sur ses cuisses, son propre désir trempé collant à la peau de Théo. Elle inséra de nouveau le sextoy vibrant, cette fois en le tournant à cent quatre-vingts degrés pour que la courbure appuie vers le haut, directement sous la prostate. Au premier coup de reins du gadget, Théo lâcha un cri rauque ; un jet puissant et ininterrompu jaillit de son gland, arrosant le ventre d’Alice.
— Encore, ordonna-t-elle en haussant le rythme, les hanches roulant pour que son clitoris frotte contre la hampe palpitante de Théo. Chaque pulsation du jouet renvoyait une nouvelle giclée, plus épaisse, qui éclaboussait ses seins. Théo se cambra, les mains agrippées aux chevilles d’Alice, et jouit vraiment cette fois : un orgasme prostatique long, douloureusement profond, son anneau se contractant si fort autour du sextoy qu’il en bloqua les vibrations un instant.
Quand le flot se tarit enfin, Alice retira l’objet d’un geste lent et s’allongea sur lui, corps à corps, mélangeant leurs fluides. Théo, vidé, tremblant, l’embrassa avec reconnaissance, la langue encore haletante.
— Tu m’as possédé tout entier, murmura-t-il, les lèvres contre son cou.
Alice sourit dans ses cheveux. — Et je recommencerai chaque fois que tu voudras couler rien que pour moi.

